LE MONDE 09.02.2013 : Un plan de soutien contre le déclin de l’apiculture
Un plan de soutien à l’apiculture sans mesures de sauvegarde pour les abeilles. C’est ainsi que pourrait être jugé le plan triennal de soutien à la filière apicole détaillé vendredi 8 février au Grand-Lucé (Sarthe) par le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll.

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, lors de sa visite d’une ferme apicole au Grand-Lucé (Sarthe), le 8 février. | AFP/JEAN-FRANCOIS MONIER
La filière se porte mal. Avec sa diversité climatique et géographique, la France pourrait devenir un grand pays apicole. Pourtant, les Français importent plus de la moitié du miel qu’ils consomment : la production hexagonale a reculé de 28 % entre 2004 et 2010 ; dans le même temps, le nombre de ruches a chuté de 20 % et celui des apiculteurs de 40 %. Chaque année, ils sont plus de 4 500 à cesser leur activité.
Faute d’aides et de financements, à la différence d’autres secteurs, “l’apiculture est restée à l’écart du formidable élan de développement de l’agriculture européenne ces cinquante dernières années”, selon le ministère de l’agriculture.
A l’occasion de ce déplacement dans son département de la Sarthe, M. Le Foll a détaillé des objectifs ambitieux. Il s’agit d’inciter plusieurs milliers de jeunes professionnels à se lancer dans cette activité afin de parvenir à l’installation d’un million de colonies d’abeilles supplémentaires sur le territoire.
Une enveloppe de 40 millions d’euros a été débloquée pour la formation initiale et la formation de techniciens spécialisés. Ces mesures doivent favoriser la structuration de la profession, la promotion des produits de l’apiculture (miel, gelée royale), l’amélioration des circuits de distribution et la mise en place d’une filière compétitive d’élevage de reines.
EFFORT PORTÉ SUR LA GÉNÉTIQUE ET LA SANTÉ DE L’ABEILLE
L’un des instruments de cette professionnalisation de la filière apicole est le jeune Institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation (Itsap). Ce dernier organisait, mercredi 6 et jeudi 7 février, ses premières journées de la recherche apicole. “L’un des premiers objectifs de l’Itsap est de produire des données économiques, sanitaires, etc.”, explique François Gerster, inspecteur général de santé publique vétérinaire, chargé de mettre en œuvre le plan du gouvernement.
Aujourd’hui, l’obtention de données fiables, couvrant l’essentiel du territoire national, relève de la gageure. “Un grand nombre d’études diverses sont menées sans coordination, explique M. Gerster. Cela crée des cimetières de données”, contenant des informations pas forcément exploitables.
L’Itsap permettra en outre de piloter des appels à projets de recherche dont le but sera, par exemple, d’apporter des éléments de réponse aux questions posées par les acteurs de la filière.
L’accent est mis sur la génétique et la recherche sur la santé de l’abeille, avec la lutte contre ses pathogènes et ses prédateurs naturels : le varroa, le frelon asiatique, etc. Et, bien sûr, sur l’insurmontable équation de la cohabitation entre les espèces pollinisatrices et l’agriculture intensive, dont les hectares de monocultures gorgés d’insecticides gagnent du terrain.
Stéphane Le Foll veut créer un observatoire des résidus de pesticides dans l’environnement de l’abeille (pollen, nectar, etc.). Ce projet-là passe mal auprès des professionnels. “Cela fait dix-sept ans que nous observons l’impact des pesticides sur nos ruches et il y a eu beaucoup d’études scientifiques pour corroborer nos alertes, dit Olivier Belval, président de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). Aider financièrement une filière qui subit une énorme hémorragie d’abeilles ? Autant jeter de l’argent dans un puits sans fond !”
UN MORATOIRE DE DEUX ANS POUR TROIS INSECTICIDES ?
En janvier, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) a rendu un rapport très critique, indiquant que trois des molécules les plus controversées, appartenant à la famille des néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), présentaient des risques importants pour les abeilles. En conséquence, la Commission européenne a proposé l’instauration d’un moratoire de deux ans pour les trois insecticides en question, sur certaines grandes cultures (maïs, soja, colza, etc.). Les Etats membres ont jusqu’à fin février pour en débattre. Vendredi, M. Le Foll n’a pas abordé ce problème, préférant se retrancher derrière la future décision européenne.
Les apiculteurs réunis au sein de l’Unaf ont de leur côté déjà annoncé qu’ils ne se satisferaient pas de cette proposition. Ils souhaitent l’interdiction totale et définitive de ces produits phytosanitaires systémiques, soupçonnés d’être la cause majeure du déclin des abeilles domestiques et des pollinisateurs sauvages.
Stéphane Foucart et Martine Valo
De moins en moins de miel
Production
18 300 tonnes de miel ont été produites en France en 2010, en recul de 28 % par rapport à 2004. Dans le même temps, les importations de miel ont augmenté de 50 % et dépassent 25 000 tonnes par an.
Consommation
40 000 tonnes de miel ont été consommées en France en 2010, en stagnation au cours des dernières années.
Petites exploitations
Le nombre d’apiculteurs exploitant moins de 30 ruches a baissé de 40% entre 2004 et 2010.
Ces apiculteurs familiaux représentaient 91% des exploitations et 19% de la production de miel en 2010.
Grosses exploitations
Le nombre d’exploitations de plus de 300 ruches a baissé de 12 % entre2004 et 2010.
Exploitants
Plus de 4 500 d’entre eux cessent leur activité en France chaque année.
Pour consulter l’article sur le site : Planète
Samedi 09 mars 2013 PREMIERE TRIBUNE APICOLE RHONE-ALPES
Annonce de la Tribune Apicole organisée par la FARA , ouverte à tous.

24 janvier 2013 : SECONDE RENCONTRE AGRI-API A REIGNIER-ESERY
Après le 18 octobre 2012, le 24 janvier 2013 ; cette fois, c’est l’Abeille du Salève qui recevait nos partenaires agriculteurs pour une nouvelle opération de communication réussie grâce à la présence et l’engagement de tous les partenaires : AFA, GAPS, GASMB, CG, l’Abeille du Salève, le lycée de Poisy, FDC, le Dauphiné Libéré, le Messager,….

By Jacques PAVIA
Nous étions une quarantaine dont les représentants de tous ces groupes ; André FAVRE, Nicolas WEIRICH, Jean-Yves PASCAL, Pierre MARIGO, François SEINERA, Yves BESSON, Serge CONTAT et René DECARROUX acteur et lien entre agri et api.
Après la projection d’un film sur une année apicole, un diaporama a présenté le bilan 2012 sur les cultures dérobées dans notre région haut savoyarde. Les cultures sont une réponse à la déficience en pollen, un effort des collectivités locales, un investissement des agriculteurs et des chasseurs.
En effet, ces plantations d’automne sont une ressource en graisse pour les abeilles afin de leur permettre d’affronter l’hiver, un piège à azote et un refuge pour la faune.
Mais le monde scientifique n’est pas de reste.
En effet les cultures dérobées ont leur apport dans des conditions différentes d’implantation.
Une expérience a été menée en 2012 sur trois fois dix ruches dans trois conditions différentes de culture afin de mesurer l’impact réel sur les colonies d’abeilles.
De multiples analyses sont en cours et nous attendons avec impatience les résultats définitifs. Cette présentation faite par Pierre MARIGO montre toute la complexité d’un monde agricole et apicole qui doit évoluer, ensemble, dans un milieu régit par une réglementation en évolution constante de plus en plus restrictive mais aussi plus respectueuse de l’environnement.
Après un échange questions réponses, nos partenaires agri nous ont invités à passer une journée à la ferme afin de découvrir et comprendre le monde agricole. Une nouvelle étape vers un partenariat agri-api.
Messieurs René DECARROUX et André FAVRE ont clos cette réunion riche et conviviale en invitant tous les participants à un buffet, étape attendue et obligatoire.
Ce fut une belle soirée qui débuta à l’heure, 20h30 heure d’hiver et se clôtura aussi à l’heure, 23 heures mais heure d’été.
By Jacques PAVIA
Paru dans ‘Le Monde’ du 17 Janvier 2013
Le 18 janvier 2013, un bon jour pour la neige, le verglas et rester chez soi…
Le 18 janvier 2013, un bon jour pour la neige, le verglas et rester chez soi…
Roland et Jacques n’ont pas du tout suivi les conseils météo ils se sont rendus à l’invitation du CETA à Albertville pour une séance de morphométrie.
Nous avons pu comparer et comprendre les subtilités de réalisation des lamelles. 
C’est le point stratégique pour réaliser un fichier de très bonne qualité et récupérer des résultats fiables.
Ce n’est pas une recette de cuisine mais il nous faut : 
Un chinois souple,
De l’alcool à 90% pour conservation des ailes (l’alcool à brûler peut faire l’affaire),
De l’eau savonneuse,
De l’eau la moins calcaire possible,
Un cure dents,
Une pipette,
Des lames pour microscope,
Des ailes d’abeilles,
De la pratique et quelques petits trucs (terme technique) pour éviter l’obstacle de « l’apimorphologue » les micros bulles
sous les ailes que l’on découvre, bien sûr, une fois l’image de l’aile affichée. Donc il faut recommencer.
Mais la méthode utilisée par le CETA réduit fortement ces risques.
Nous remercions nos amis du CETA et particulièrement Jean-Louis CARRET.
A nous de jouer ‼ ‼ ! »
Photos et texte Jacques PAVIA




