Des abeilles et des hommes

Si vous n’avez toujours pas eu l’occasion de voir le film de de Markus Imhoof : DES ABEILLES ET DES HOMMES, sachez qu’il passe à Annemasse : Ciné Actuel – MJC Centre Annemasse

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Nos prochains films

Autriche/Suisse – 2013 – 1h28 – Vo.st

Avec Robert Hunger-Buhler

Genre : Documentaire

Du 13 au 19 mars

Mer : 18h30 – Jeu : 21h15 – Ven : 14h et 18h30 Sam : 21h15 – Dim : 18h30 – Mar : 21h15

Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible. Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’abeille à miel est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie.

Descendant d’apiculteurs, le cinéaste a parcouru le monde, filmant les abeilles et les hommes qui les élèvent. Entre le désastre écologique (l’espèce a totalement disparu de Chine) et la nostalgie des sociétés agraires, un portrait fascinant d’une planète convulsée.

Jacques Mandelbaum (Le Monde)

Résumé du film Des abeilles et des hommes

On prête à Einstein la phrase suivante : “si les abeilles venaient à périr, les hommes périraient quelques jours plus tard”. Un tour du monde des abeilles afin de comprendre pourquoi et comment, depuis 2007, ces sentinelles de l’environnement disparaissent, parfois mystérieusement…

C’est Ciné Actuel – MJC Centre Annemasse ?

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28 février 2013 => 20min.ch : Des milliers de signatures pour sauver les abeilles

Une pétition exigeant l’interdiction immédiate de pesticides dangereux pour les abeilles a recueilli en un an 80’103 signatures.

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Récoltés par Greenpeace avec le soutien d’apiculteurs, les paraphes ont été remis jeudi aux autorités fédérales. Ils étaient joints à une lettre adressée au ministre de l’agriculture Johann Schneider-Ammann. Selon les activistes, il est urgent d’agir devant les hécatombes d’abeilles subies par les apiculteurs d’Europe et d’Amérique du Nord. En Suisse, la moitié des ruches a ainsi disparu l’hiver dernier.
Sécurité alimentaire en danger
Cela met en danger l’environnement, mais aussi la production alimentaire si les abeilles ne butinent plus sur les plantes, avertissent les pétionnaires. La valeur économique de la pollinisation des abeilles est estimée à environ 260 millions de francs par an.
En janvier, l’Autorité européenne de la sécurité des aliments a admis que les insecticides clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame de la famille des néonicotinoïdes représentaient un danger pour les abeilles. Même une faible dose cause des problèmes de vol et de navigation chez les abeilles, ce qui réduit leurs activités de procréation et de recherche en nourriture.
Utilisés depuis 20 ans pour traiter les semences ou directement épandues sur les plantes, ces pesticides sont cent fois plus toxiques que d’autres insecticides. L’Union européenne décidera sous peu si elle interdit pour deux ans clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame.

Inaction des autorités

Les autorités suisses tergiversent, nos démarchent se sont heurtées jusqu’ici à un mur, critique Greenpeace. La faute aux intérêts de l’industrie agrochimique. Selon la chargée de campagne agriculture de Greenpeace Marianne Künzle, ce sont en premier lieu les groupes puissants comme Syngenta ou Bayer qui profitent de la situation.

L’agriculture suisse traite quasiment 100% des semences de colza, 95% de celles des betteraves à sucre, 5 à 10% des semences de maïs et de nombreuses espèces de légumes en néonicotinoïdes. Greenpeace exige l’arrêt immédiat de l’épandage de pesticides mettant les abeilles en danger et le retrait du marché des substances incriminées.

La procédure d’homologation des produits phytopharmaceutiques doit être revue. Il faut également une stratégie nationale pour réduire l’usage des pesticides dans le pays et une promotion substantielle de l’agriculture biologique.

11 Février 2013 article du D.L. => ENVIRONNEMENT : Un plan de développement durable de l’apiculture a été dévoilé hier

ENVIRONNEMENT : Un plan de développement durable de l’apiculture a été dévoilé hier

Les abeilles battent de L’aile…

Le taux de perte moyen des abeilles en France est de 30 %. Dans les zones éloignées des terres agricoles, il baisse à 10-15 %.

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Photo DL Fabrice HEBRARD

 Indigestion de pesticides ?

L’hécatombe dans les ruches devient alarmante et met en péril notre alimentation. Hier, dans la, Sarthe, au chevet des abeilles malades, le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, a dévoilé son plan pour la filière apicole.

 

Il  faut sauver le soldat abeille… Hier, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a présenté un plan de développement durable de l’apiculture pour 2013-2015. II faut dire que les abeilles tom­bent comme des mouches et que la filière connaît une gra­ve crise avec une production divisée par deux entre 1995 et 2012, s’établissant aujour­d’hui à 16 000 tonnes.

Les insecticides de la fa­mille des néonicotinoïdes se­raient à l’origine de l’hécatom­be. Les insectes perdraient la tête sous un effet « Alzheimer », les empêchant de re­trouver leurs ruches et causant des taux de mortalité impor­tant dans les colonies (Ndlr, la perte est aujourd’hui évaluée en France à 30 % par ruche).

Situation d’urgence

« II y a urgence. Même si cela fait 17 ans, lors de l’arrivée des néonicotinoïdes, que l’on tire la sonnette d’alarme », expli­que Olivier Belval, président de l’union nationale des api­culteurs de France.

L’enjeu économique, agri­cole et environnemental est de taille. Vital ? Si les infatiga­bles travailleuses venaient à disparaître, notre alimentation de produits végétaux se rédui­rait de 80 %. Kiwis, tomates, concombres, oignons… La plus grande partie de nos fruits et légumes serait impac­tée. Notre bol alimentaire se réduirait aux maïs, blé, riz… Un régime qui ne fait pas rê­ver. « La production agricole baisserait au moins de 35 %. Cela entraînerait un manque à gagner pour l’agriculture française de 2 milliards d’euros », souligne Olivier Belval.

La fin des abeilles aurait également un effet sur de nombreux écosystèmes. La flore sauvage qui nourrit de nombreux animaux dépend également de la pollinisation des insectes.

Hier, Stéphane Le Foll a an­noncé qu’il mobiliserait 40 millions d’euros provenant de fonds nationaux et euro­péens pour ce plan de sauve­garde de la filière apicole.

Parmi les 115 actions propo­sées par le ministère de l’Agri­culture, celles concernent l’impact des pesticides sont nombreuses. Des efforts sont ainsi annoncés pour mieux évaluer les risques des pestici­des. Le plan admettant ainsi dans ce domaine des connais­sances « lacunaires »… «Le Gaucho, ce n’est pas beau. Le Regent, c’est méchant. Et le Cruiser, c’est l’enfer… Certes, mais après ? », s’amuse à dire Joël Schiro le président du syndicat des producteurs de miel de France. « Moi, je parle plutôt d’une catastrophe éco­logique globale dont on ne connaît pas le processus. Car les abeilles disparaissent éga­lement dans les montagnes éloignées des zones agricoles polluées».

Une arnaque

Stéphane Le Foll n’a appa­remment pas convaincu les apiculteurs inquiets. Même si le ministre a annoncé que les méthodes d’évaluation des pesticides seraient amélio­rées. « Le processus d’homo­logation de ces poisons, par exemple, est une arnaque », s’emporte Joël Schiro. Son ho­mologue de l’UNAF Olivier Belval est, lui, resté sur sa faim: « La suppression en France des néonicotinoïdes n’a pas été annoncée. II s’agit de ‘mesurettes’. Nous savons que la moitié de la perte dans les ruches provient de ces pro­duits. Avec ce plan, on jette l’argent par les fenêtres. On pousse les apiculteurs au cas­se-pipe ».

Patrice BARRÈRE